Acciones Nómadas

La estructura del pensamiento dual hace que los componentes que lo ordenan se establezcan de manera bipolar: espíritu - naturaleza, mente - cuerpo, blanco - negro, hombre - mujer, verdadero - falso.  Se crea una jerarquía en donde los significados, en términos absolutos, corresponden a lo bueno y  malo, a lo positivo y negativo. De esta manera se construyen las identidades bajo supuestos diferenciadores biológicos derivados de su naturaleza. La cual también ha sido construida con presupuestos ideológicos. Una construcción sociocultural que establece un orden social perpetuando el dominio de un grupo sobre otro.

La fragmentación de la imagen crea una visión caleidoscópica que refleja, a modo de espejos, la mirada interior llena de subjetividades, dudas, preguntas  y miedos hacia la propia identidad. Una identidad predeterminada y construida culturalmente que será necesario deconstruir para devolverle su real reflejo.













happe qui entend sa musique en fond hypnotisant, qui sursaute quand elle tonne et se fait d’orage, qui ne vit pas l’accalmie quand elle se fait ambiante, mais ressent une sereine inquiétude. Inquiétude, c’est le refus du quiet, du tranquille, c’est le mouvement vers, c’est une pensée en acte.
L’espèce d’espace où s’actuent les actions promises par le titre bouge en effet, refuse l’écran unique, illusion du reflet du réel. Il se fait de surimpressions multiples, en lés, carrés, rectangles, juxtaposés sous le premier tempo puis en frise, multipliés, imbriqués, défiant le comptage que les premiers affichaient en coin de leur aire dans l’accelerando.
Deux branches ouvrent l’oeuvre sur une scansion forte, déclenchement de la mise en mouvement. Elle répondent au nomade, au sans pays – autre que le pays de l’œuvre- elles s’imposent en variations, seules ou tenues, transformées par la performeuse, seule mais aussi doublée et triplée au cours de ses actions. Elles échappent au cadrage que subissent la cartographie en concurrence avec la radiographie du corps, main et bras ou jambe.
La femme à la robe noire aussi simple que la chevelure aux cheveux tirés et sur laquelle se projette l’imagerie scientifique, ou en tee-shirt simple blanc s’occupe de la branche.
La branche sèche dont le rameau se partage en deux qui se partage encore comme une fourche, un piège ou une lyre quand des cordes y sont attachées inversement à l’horizontale : instrument que la prêtresse fabrique puis manie, sans nom ni invocations à un dieu quelconque. Ensemble ou alternée, elles font signe vers d’autres sens que le premier degré.
Actions nomades les déclinent, le rameau branches nues ou encordées, en dimension, en nombre, sur fond blanc ou en surimpression... elle aussi, qui immobile tient haut, sur sa poitrine ses bras croisés qu’elle tend ou un bras agrippant l’autre en chorégraphie contemporaine, qui assise ou debout agit sans déplacement, qui solarisée en plan poitrine est multipliée avec des éclats de bleu...
Impossibilité d’un dire un, polysémie inhérente à tout élément, implication de lieux fuyants s’émettent en un rébus mouvementé. La carte de la baie dont la rapidité du passage gêne la lecture, les membres en radiographie qui tiennent ou qui font agir sans explicitation mais aux formes écartées ainsi que le branchage, encadrés bougent sans bouger grâce à l’effet de mouvement par surimpression interne de leur cadre. Ils se répondent en symétrie de part et d‘autre de leur image en effet papillon. Elle est la même et une autre.

SIMONE DOMPEYRE (directrice Recontres Traverse Video Festival)
 

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